23.08.2005
Le MAKS et autres évènements...
Damned, que le temps passe vite!
Cela fait déjà un mois que je n'ai rien posté... Il faut dire qu'entre la coupure d'internet pendant deux semaines, l'arrivée de petits nouveaux (Isabelle de l'EPFL, Paolo du Politecnico Milano et Laure de l'ENSIMAG) dont nous avons essayé de nous occuper au mieux, et ma rupture avec Katia, je n'ai pas vraiment eu (ou pris) le temps de m'occuper de mon blog. Mais je suis de retour, plus fort que jamais!
D'autant plus que du 16 au 21 août a lieu le MAKC (Московский Авиационно-Космический Салон) ou Salon Moscovite de l'Aéronautique et de l'Espace. Nous y sommes allés vendredi 19 août, avec nos professeurs de Russe et les thésards syriens qui par la suite ont disparu on ne sait où...
Pour résumer, le MAKC, c'est comme le salon du Bourget: un grand rassemblement aérospaial qui a lieu une fois tous les deux ans. La différence c'est qu'ici les appareils exposés sont en grande majorité construits dans les républiques de l'ex-URSS, de même pour les démonstrations en vol, point sur lequel je reviendrai plus tard.
Arrivés sur place, nous nous mettons en file dans l'une des nombreuses queues de l'entrée - les Moscovites sont venus en masse pour l'évènement, et on pourra dire "nous ne sommes pas seuls" pendant la plus grande partie de la journée (spéciale dédicace à maman, qui n'aurait probablement pas pu supporter...). Après avoir été fouillé trois fois, je m'extasie devant les dizaines de militaires qui semblent garder l'entrée d'un champs de luzerne... qu'y a-t-il dans ce champ? On n'en saura pas plus...
Nous commençons à passer en revue les différents appareils en exposition - Sukhoï est particulièrement à l'honneur, cocorico! (l'avionneur Sukhoï était un des anciens du MGTU). Une bonne dizaine d'appareils sont alignés, dont deux versions différentes du Sukhoï 27, dernier appareil conçu par le Maître, qui ne vécut pas assez longtemps pour voir son bébé voler. Plus loin, des MIG dont l'inimitable MiG 21, dans lequel on peut monter jusqu'à ce qu'on nous enlève l'échelle sous le nez... Qu'à cela ne tienne, on pourra malgré tout se faire prendre en photos devant.
Encore plus loin, un MiG 29, qui nous démontrera par la suite son incroyable agilité, due en grande partie à la poussée vectorisée qu'il utilise... mais je m'égare. Pour l'instant l'heure est aux regards émerveillés, aux photos, jusqu'à ce que l'évidence s'impose d'elle même: nous avons faim! Direction un assez grand stand de nourriture géorgienne, qui s'avérera rapidement délicieuse... tant mieux! Par contre le temps ne s'améliore pas, et entre deux rafales de vent glacial je songe que j'aurais été bien inspiré d'amener un pull... Bon, il ne fait pas si froid que ça, mais par rapport à la canicule que l'on connaissait ne serait-ce que deux jours avant...
A 13h, rendez-vous avec les profs, pour fixer un autre rendez-vous à 16h30, et se précipiter aux abords de la piste de l'aérodrome, pour assister aux démonstrations... Tout chauvinisme mis à part, bien sûr, nous attendons avec impatience la prestation de la Patrouille de France, à 15h. D'ici là, c'est assez impressionnant quand même: patrouille italienne qui fait un excellent show malgré des couleurs parfois étranges pour dessiner le drapeau italien en l'air, puis démonstrations d'acrobaties sur des monomoteurs à hélice, moins impressionnantes du point de vue sonore mais tout aussi réussies, acrobatie avec un appareil de tansport de l'armée italienne (en le voyant comme ça il y avait de quoi se demander s'il pouvait voler;-) comme quoi il ne faut jurer de rien!), et enfin une démonstration tout simplement incroyable avec un MiG 29 OVT à pousse vectorisée dans le rôle principal. Puis la patrouille de France, qui a impressionné tous les spectateurs. Ouf...
La patrouille russe Русь, malgré ses grandes qualités, aura un public bien plus clairsemé, au bas mot la moitié des spectateurs ayant déserté l'aérodrome avant même la première figure. Désir de rentrer au plus tôt chez soi probablement, ou instinct grégaire?
Sur le coup de 18 heures, nous décidons de rentrer. Nous sommes crevés, et nous ne savons pas exactement jusqu'à quelle heure le chemin de fer que nous avons utilisé pour nous rendre à l'aérodrome est en fonctionnement... En conclusion, une bien belle expédition, qui nous laisse fourbus mais avec des images et des rêves plein la tête.
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